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Au revoir là-haut

(See You Up There)

Au revoir là-haut is a visually spectacular adaptation of Pierre Lemaitre’s Goncourt-winning novel that follows three surviving soldiers of the Great War. Actor/director Albert Dupontel delivers a film that mixes high craft, surrealist humour and dark themes of trauma, death, corruption and manipulation.

Poster for the French dramedy Au revoir là-hautDupontel stars as Albert Maillard, a soldier who’s caught in the trenches as World War I comes to a murderous end in November 1918. Just before the Armistice, Maillard and fellow grunt Édouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) are sent by their sadistic lieutenant Pradelle (Laurent Lafitte) on one last sortie over the wall. The result is an absolute bloodbath, with Maillard nearly buried alive  and Péricourt’s face blown half off by mortar fire.

Maillard spends months by his wounded buddy’s bedside, administering morphine shots and learning about the latter’s life. Far from a common man, Péricourt is in fact a talented artist who has never found grace in the eyes of his father. Now that he’s gravely wounded, Péricourt prefers to play dead, switching identities with a corpse and creating an array of elaborate masks to hide his disfigurement.  

Dupontel’s script, which was written with the help of author Lemaitre, allows the director several flights of fancy as he examines the aftermath of the conflict and its effect on the three soldiers. While Maillard tries to earn an honest living doing odd jobs around Paris, the opium-addled Péricourt only wants to wreak havoc, and hatches a scheme to sell phony monuments to honour the war dead. Pradelle, meanwhile, plunges into postwar profiteering.

Péricourt’s masks are among many technical highlights and jaw-dropping moments in a production that showcases Dupontel’s talent for staging organized mayhem and clever bits of visual comedy, even in the tragic wake of the war. The mood it leaves you with is a welcome mix of the gloomy and the giddy – a spectacle of darkness with flashes of light.

– Jordan Mintzer, Hollywood Reporter

 


La guerre de 1914 a marqué, terriblement, les deux amis. L’un s’en est sorti (tout juste), l’autre a eu la mâchoire arrachée. Maintenant, il va falloir affronter la paix. Ensemble, Albert Maillard, le petit comptable, et Édouard Péricourt, l’artiste, vont tenter de se faire une place dans les Années folles, mais un double besoin de vengeance les aiguillonne. Albert sait que son lieutenant Pradelle est une canaille. Edouard veut étriller son père, bourgeois hautain, qui l’a rejeté. Une grande escroquerie va être mise en route, pour solder les comptes…

Le roman de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, n’était pas facile à adapter. Albert Dupontel y réussit brillamment. Non seulement il rassemble tous les fils de l’intrigue, mais il reconstitue le décor social de l’époque avec brio. La mise en scène, très sophistiquée, permet des envolées lyriques dans les rues d’un Paris disparu et des scènes bouleversantes – comme celle du cheval enfoui sous la terre soulevée par un obus allemand.

Albert Dupontel tient le rôle de Maillard, brave homme consumé par la reconnaissance (son ami l’a sauvé), avec une évidente empathie. Mais c’est le personnage de Péricourt, joué par Nahuel Pérez Biscayart, qui est central : masqué, dissimulé, il marque, par sa présence ardente, tout le film. Ainsi, d’un simple geste – un index qui modifie la bouche dessinée sur l’un des masques créés pour cacher la hideuse blessure de son visage – il réussit à changer l’atmosphère d’une scène importante.

Quelque part entre le mélo et la comédie amère, le film trouve un équilibre parfait. Au fond, c’est une déclinaison de l’éternelle comédie humaine qu’on regarde, avec ses absurdités, ses hontes et, aussi, sa lumière.

C’est un film enthousiasmant, spectaculaire, traversé par une conviction d’airain : le cinéma est porteur de vérité. Celle du cœur des hommes.

– François Forestier, Le Nouvel observateur

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