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Happy End

Official Selection for Best Foreign Language Film from Austria!

Happy End is a satirical nightmare of haute-bourgeois European prosperity: as stark, brilliant and unforgiving as a halogen light. Pursuing a familiar motif with the same dazzling inspiration as ever, Austrian director Michael Haneke (Caché, Amour) has made a film as gripping as a satanically inspired soap opera, a dynasty of lost souls.

Poster for Happy EndThe movie rehearses almost all of Haneke’s classic themes and visual ideas: family dysfunction, inter-generational revenge, the poisonous suppression of guilt, and the horror of death combined with a longing for its deliverance. There is also the distinctive preoccupation with surveillance and video recording as technologically unsparing moral reproaches to what we choose not to see in our own behaviour.

Yet there is an intriguing new tang of comedy, albeit of the most glacial sort, in Happy End. The final images of the movie may intend an echo of Samuel Beckett’s Happy Days, and the unusual presence of a British actor, and the seaside location, made me wonder if Haneke, like Alain Resnais, had conceived an interest in that often underestimated master of middle-class horror: Alan Ayckbourn.

Isabelle Huppert plays Anne Laurent, the chatelaine of a magnificent estate in Calais, a household clenched with fear and anxiety.  She has taken over the lucrative family construction business from her ageing father Georges (Jean-Louis Trintignant), who is suffering from incipient dementia. Anne’s deadbeat son Pierre (Franz Rogowski), a site supervisor, has through negligence allowed a catastrophic accident which puts the firm in line for a huge civil suit. Meanwhile, Anne’s brother Thomas (Mathieu Kassovitz), who has secrets of his own, is forced by circumstance to look after the eerily self-possessed and computer savvy Eve, his 12-year-old daughter from a previous marriage, and accept her into the creepy manorial family compound.

Of course, with a Haneke movie, we are always waiting for a final flourish of violence or shock. Inevitably, perhaps, this comes from Huppert. But it is a tiny, almost microscopic incursion, a nasty little assault that belongs to the schoolyard, in keeping with the register of malign absurdity. And yet when it came, the entire audience in my screening gave a dismayed yelp. Happy End is a black comedy of pure sociopathy.

– Peter Bradshaw, The Guardian


Après deux Palmes d’or, Le Ruban blanc (2009) et Amour (2012), Michael Haneke a toujours le regard aussi acéré. Mais il a moins besoin de prouver sa maestria en nous soumettant à un traitement de choc. Dans Happy End, il revisite ses grands thèmes, la violence, l’enfermement et la mort, à travers une comédie noire. Un puzzle humain parfois glaçant et pourtant ludique, un jeu de piste dans la grande demeure de grands bourgeois, à Calais.

Isabelle Huppert joue la chef, femme de tête qui veut aller de l’avant. A quoi bon ? Tout fout le camp. Son père vient de rater sa tentative de suicide et prépare la suivante. Son fils boit et, au lieu de se préoccuper de l’entreprise familiale, la néglige. Son frère est très occupé par sa maîtresse musicienne, avec laquelle il explore des fantasmes d’avilissement, et par sa fille ado… Ces personnages sont ceux d’une farce sombre et débridée. Mais la maîtrise est partout. D’abord, chez les comédiens. Mathieu Kassovitz, qui interprète le frère, se fait le reflet d’un monde lisse, où tout n’est que neutralité apparente et mensonge. Jean-Louis Trintignant, en patriarche déterminé à mourir, dans la dignité ou dans l’indignité, embrasse déjà un néant qu’il n’essaie pas de faire passer pour une forme de sagesse philosophique. Même la jeune Fantine Harduin sait tenir, sans le simplifier, son personnage de petite fille qui joue avec la vie.

Haneke, lui aussi, garde de la mesure. S’il réaffirme sa vision d’une société occidentale mortifère, il n’en appelle pas à la condamnation de ses bourgeois. Il en fait des aveugles, buttant sur une vie qu’ils ne savent plus voir et dont même la dureté leur échappe. C’est l’effondrement général, mais on prépare un mariage. Où des migrants qui errent dans la ville finiront par trouver une place saugrenue, invités à s’asseoir à une table. Tout se mêle, le décorum d’une classe sociale qui n’est plus dans le vrai et la brutalité de la réalité. L’inconscience joyeuse et la tragédie. Un film d’une lucidité tranquille, jamais sentencieuse, sur une perte généralisée des repères.

– Frédéric Strauss, Télérama

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