Un Prophète (A Prophet)

A Prophet

Oscar Nominee for Best Foreign Language Film of 2009 ~ Gagnant de 9 prix Césars!

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Résumé des épisodes précédents : Un Prophète, de Jacques Audiard, itinéraire d’un délinquant devenu caïd en prison, deux heures vingt-neuf sans une miette de trop, est le meilleur film français des temps présent, passé et à venir. Je ne serai pas le seul à l’écrire. Il risque même d’y avoir engorgement d’éloges dans la presse. Chose très rare, à Cannes, d’où Un Prophète repartit avec le grand prix du jury, les journalistes français et étrangers, main dans la main, ont tous ouvert leur dictionnaire des compliments. Une unanimité exceptionnelle, jamais vue de mémoire de (presque) crocodile de la Croisette, qui pose une question banale : pourquoi ?

Pourquoi ce concert de bravos, quand on sait les différences extrêmes de parcours, de sensibilité et de culture des festivaliers et des journalistes ? Toutes choses qui, d’habitude, provoquent des avis contradictoires.

Pour une fois, la réponse est à chercher non pas dans la façon dont le film aurait pu répondre à une attente, souvent inconsciente, du public, mais à celle dont Jacques Audiard envisage son métier. Il n’y a pas, actuellement, un réalisateur français (mondial ?) qui ait autant confiance dans le cinéma que lui (Arnaud Desplechin n’est pas loin, Tarantino, de l’autre côté de l’Atlantique, non plus). Sans pour autant tourner le dos à la réalité – après tout, Un Prophète est, aussi, un éclairage sur un moment des prisons françaises aujourd’hui – Audiard crée un monde formel, un univers esthétique sur lequel s’appuie un récit mythologique – un mortel devient un héros en se mesurant aux dieux. C’est en interrogeant son art à tout moment, en revenant à l’essence même du cinéma, qu’Audiard réussit, me semble-t-il, à échapper à tout jugement moral et, partant, à toucher aussi juste. Sa générosité fait foi, comme un cachet de la poste. Son credo vaut d’ailleurs pour le cinéma comme pour tout le reste, dès lors qu’on s’accorde un rôle de médiateur : préférer toujours l’offre à la demande.

– Eric Libiot, L’Express

Directed by Jacques Audiard (The Beat That My Heart Skipped), A Prophet stars newcomer Tahar Rahim as Malik el Djebena, a young French-Arab convict who gets six years in a brutal French prison and decides to try and keep his head down. However, his intentions are quickly scuppered when he’s taken under the wing of Corsican gang leader César Luciani (Niels Arestrup) and forced to murder a fellow inmate (Hichem Yacoubi).
Malik gets away with the murder thanks to Luciani’s control of the prison and he soon becomes a general dogsbody to the Corsican gang, though they barely tolerate his presence. However, over the years, Malik uses the prison system to educate himself and when he’s granted periods of leave, he uses his new-found knowledge to set up his own drugs trade, while ostensibly still running errands for Luciani.
Tahar Rahim is terrific as Malik, under-playing it perfectly as befits a character who’s essentially keeping his head down and absorbing everything from the sidelines. As well, Audiard’s direction is masterful throughout and he orchestrates some incredibly suspenseful scenes as well as some extremely well edited montage sequences. He also fills the film with delightful little character details, such as the sequence with Malik taking a plane for the first time and opening his mouth when he gets scanned by security.

With its gripping story of a low-level thug rising through the criminal ranks, A Prophet frequently resembles a sort of French prison version of Goodfellas. The comparisons are extremely apt, because this is as much a gangster thriller as a prison drama and as such, it’s worthy of a place alongside the established classics.

– Matthew Turner, ViewLondon

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