Un Sac de billes

(A Bag Of Marbles)

A Bag Of Marbles (Un Sac de billes), based on the popular autobiographical novel by Joseph Joffo, is the story of a French-Jewish family living in Paris during World War II. The two older brothers work in the barber shop run by their father (Patrick Bruel), while the younger brothers, Maurice (Batyste Fleurial) and Joe (Dorian Le Clech), are spoiled by their mother (Elsa Zylberstein), a violinist.

Poster for the WWII drama Un Sac de billes (A Bag Of Marbles)While the boys enjoy a fairly normal life and even play pranks on the newly arrived Nazis, the parents are keenly aware of what is coming. By the time the Jews are required to wear the yellow star, the two younger boys are beaten up at school, and their parents send them out, alone in the night, to try to make it to the free zone in the South and meet up with their older brothers. While the focus is on the two boys, we also get the point of view of their parents, who make the heartrending choice to separate from their sons because they realize that they all have a greater chance of survival travelling separately.

The heart of the movie is the brothers’ lonely and frightening but sometimes exhilarating journey. In the beginning, they bicker like the children they are, but as the movie progresses they begin to help each other and work together as few brothers in normal circumstances would ever manage to do. There is some spectacular scenery as they make the journey, as well as some very sweet, even funny, moments.

After they are reunited with their whole family in Nice, the Nazis close in, and they are sent to a kind of paramilitary camp, where they keep their true identities a secret. Hitching a ride with a deliveryman for fun one day, they are picked up by the Nazis. This section of the movie, told from Joe’s point of view, is terrifying. Holocaust survivors have often been questioned on how they made it through, and this section shows very clearly how big a role luck often played.

The strongest parts of the movie are the scenes that spotlight the shifting relationship between the two younger brothers, and though I wish the movie could have developed this even further, this is still one of the best movies about the Holocaust from a child’s point of view in a long time.

– Hannah Brown, The Jerusalem Post


La famille Joffo est heureuse. Roman (Patrick Bruel), coiffeur dans le 18e arrondissement de Paris, et Anna (Elsa Zylber­stein), son épouse, sont fiers de leurs enfants et couvent encore les deux derniers, Maurice et Joseph, toujours écoliers et complices. Les Joffo sont fiers d’être juifs. Mais nous sommes fin 1941, l’étoile jaune est devenue obligatoire et le couple pressent que le pire est à venir. Ils poussent Joseph et Maurice à fuir seuls vers la zone libre, avec la promesse de les retrouver. Pour les deux frères, c’est le début de quatre années de fuite entre Nice et la Savoie, où ils passent de l’insouciance à l’horreur.

Après celle de Jacques Doillon, en 1975, c’est la deuxième adaptation à l’écran de cette histoire vraie que Joseph Joffo relata, une fois adulte, dans un roman qui connut un succès fulgurant. Pourquoi, à la manière de La Guerre des boutons récemment, refaire ce qui a déjà été tourné ? Avec ce film populaire au sens noble, Christian Duguay répond : pour raviver la mémoire du plus grand nombre, et surtout celle de la jeune génération, pour laquelle « antisémitisme » et « déportation » ne sont que des mots dans les livres d’histoire. Sa mise en scène ample magnifie les paysages que traversent les deux gamins et colle à leurs visages aux aguets.

La reconstitution du quartier du Vieux Nice, où la famille se retrouve et reprend confiance, est d’une parfaite vérité, bruyante et gorgée de couleurs. Certaines séquences sont tendues et bouleversantes. Lorsque le père se voit contraint, pour le protéger, d’obliger Joseph à « oublier » qu’il est juif, quitte à le gifler – Patrick Bruel est inattendu et émouvant en figure paternelle dont les épaules s’affaissent, les traits se creusent, sous le poids du malheur. Ou lorsque la Gestapo, dans un palace ­niçois, s’acharne pendant des semaines à faire avouer leurs origines aux deux frères. Dorian Le Clech et ­Batyste Fleurial, les deux jeunes interprètes, formidables, semblent grandir, mûrir, comme leurs personnages, au fil de leur fuite, jusqu’à cette ville d’Aix-les-Bains où Joseph se cache chez un odieux bourgeois pétainiste, incarné par Bernard Campan. On n’oubliera pas le moment où, à l’annonce de la libération de Paris, Joseph peut enfin hurler « Je suis juif ! » à pleins poumons. Pendant deux heures, le film n’a fait que tendre vers ce cri libérateur. Cette fierté retrouvée.

– Guillemette Odicino, Télérama

 

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