Visages villages

(Faces Places)

Winner of L'Oeil d'or prize at the 2017 Cannes Film Festival

Sheer perfection – that’s the phrase that springs to mind when describing the humanist miracle that is Visages villages (Faces Places), the year’s best and most beguiling documentary. It’s also a testament to the talents of director Agnès Varda, the pint-sized, 89-year-old goddess of New Wave French cinema, and JR, the lanky 34-year-old photographer and visual artist who teams up with the veteran filmmaker to chronicle French rural life. They drive around in his van, which doubles as a photo booth able to produce large-format prints – all the better for plastering the works on the walls of farms, houses and buildings so their subjects can stare in wonder. As can we.

Poster for the audience-friendly documentary Visages VillagesVarda and her mischief-making partner in crime (who’s always hiding behind sunglasses) memorialize these faces and places so, in her words, ‘they don’t fall into the hole of memory’. In that sense, both artists are paying tribute to the power of the image, which is on transcendent and transporting display here. The enduring feminist in Varda emerges as the team interviews three dock workers and she immediately gravitates to their wives whose expressions tell a story that defies any mere verbal description.

There is a bracing buoyancy to Visages villages that truly is life affirming. JR, a relative beginner in the journey of capturing the world before him, is contrasted with Varda, a filmmaker acutely aware of her own mortality and determined to squeeze every ounce of joy and discovery out of what’s still ahead. It isn’t like any movie you’ve ever seen. An indescribable, incredible journey, it presents the world not as Hollywood sees it, but as it really is.

That such a vision is so rare speaks volumes about our corrupted culture. There is a sadness in the film as it speaks of the impermanence of life, but there’s no denying the elation of Varda and JR as they leap fearlessly into the art of making art. The clash of their generations harmonizes here into an exhilarating gift.

– Peter Travers, Rolling Stone


Dans Visage villages, Agnès Varda et JR partent en vadrouille pour faire un film, au fil du temps et des images, au gré des rencontres et des envies. « Le hasard a toujours été mon meilleur assistant », dit-elle. La cinéaste de 89 printemps qui a débuté comme photographe et le jeune artiste photographe de 34 ans qui expose sur les murs du monde entier montent dans un camion ressemblant à un gros appareil photo, en route pour l’aventure. Ils dialoguent entre eux, se chamaillent gentiment (elle voudrait tant qu’il enlève ses lunettes noires ; il s’interroge sur le casque blanc et rouille qui lui sert de coiffure) et s’amusent à créer ensemble des images. Ils photographient une ribambelle de villageois semblant croquer dans une baguette infinie ; offrent à Janine, dernière habitante d’un coron, son image en grand sur la façade de sa petite maison du Nord ; ou mettent en lumière sur des containers empilés trois femmes de dockers au Havre…

Comme dans un jeu de piste, un coq-à-l’âne, un Marabout-bout d’ficelle, une idée en entraîne une autre, saugrenue, rigolote, poétique. Ils imaginent des moments ludiques et singuliers qu’ils partagent avec les gens. Et avec nous spectateurs, ravis devant tant d’inventivité joyeuse, de complicité artistique.

Ils parlent d’eux, et d’art. De cinéma, aussi. Ils se font des scènes, se refont une scène, le temps d’une traversée du Louvre à toute vitesse qui nous émeut et nous fait rire aux éclats. Le temps passe et ils parlent de ça, du temps qui passe. Des yeux d’Agnès qui ne voient plus très bien, de ses jambes qui lui font dire : « J’ai mal à mes escaliers ». Ils prennent le train pour la Suisse, dans l’espoir d’y rencontrer Jean-Luc Godard, non pas « un vieil ami », mais « un ami de longue date », qu’Agnès avait réussi à photographier jadis sans ses éternelles lunettes noires… Tiens donc… Ce qui se passe ensuite, on vous le laisse découvrir, pour ne pas dévoiler plus avant ce film léger, charmant, bouleversant, qui met les larmes aux yeux et le bonheur au cœur.

–  Isabelle Danel, Bande à part

 

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