From the director of Auberge Espagnole and Paris!
Writer/director Cédric Klapisch (L’Auberge espagnole) returns with the energetic and insightful Ma part du gâteau (My Piece Of The Pie), a contemporary drama with a comedic edge, a timely social bent, and a surprising twist.
Actress Karin Viard is mesmerizing as fiery single mother France, a blue-collar worker who loses her job when the local factory in her French seaside town closes down. Faced with having to support her three children, with no job prospects in sight, France enrolls herself in a housekeeper training program and lands a position cleaning the Paris apartment of handsome but cocky power broker Steve (Gilles Lellouche).
France strikes more gold when the perpetual bachelor also hires her to watch his son for a few weeks. Being a part of the millionaire lifestyle, even as a servant, is not so bad. But what really lies behind Steve’s bullish business ways and brash demeanor? Is he as innocent as France would like him to be? Is she?
Boldly intertwining the theme of personal accountability in today’s money-driven world and a witty odd-couple story, Klapisch steadily unravels how seemingly harmless decisions in business and in life have broader consequences than what one would ever imagine.
– Genna Terranova, Tribeca Film Festival
À Dunkerque, une usine ferme, laissant le personnel sur le carreau. Parmi les ouvriers, France (Karin Viard) se retrouve au chômage avec trois enfants. À la Défense, le monde de la spéculation financière tourne à plein régime, avec ses traders survoltés. Parmi eux, Steve (Gilles Lellouche), sautant d’une capitale à l’autre, pas le temps de souffrir de la solitude dans son luxueux appartement déserté par sa femme et son fils. Le montage alterné du début brosse deux paysages sociaux parfaitement étrangers l’un à l’autre, superposés comme terre et ciel. Cédric Klapisch les fait entrer en collision en rapprochant l’ouvrière du Nord, qui a les pieds sur terre et se bat pour sa famille, du jeune loup férocement égocentrique, à irresponsabilité illimitée, déconnecté de la réalité sensible.
France devient femme de ménage de Steve, et leur cohabitation orageuse est une des plus belles réussites de Klapisch, qui traverse avec une aisance romanesque et une énergie vitale électrisantes les genres et les horizons du cinéma : drame social à l’anglaise (il se réclame de Ken Loach) ; comédie hollywoodienne, avec ses recettes éprouvées (carrière, sexe, glamour), habilement utilisées et subverties ; comédie italienne, avec son mélange d’ironie amère et d’humanité chaleureuse. Tout cela décliné brillamment par deux interprètes de haute volée. Karin Viard est une riche pâte humaine. Gilles Lellouche a la froideur métallique d’un couteau.
Cédric Klapisch et Karin Viard se sont rencontrés il y a presque vingt ans. Il lui a donné un petit rôle dans son premier film, Riens du tout ; elle venait de jouer dans Tatie Danielle. Quand ils se sont retrouvés pour Paris, elle était devenue une des actrices françaises les plus en vue. Dans Ma part du gâteau, il lui offre un personnage où elle a reconnu « le tempérament battant des classes modestes » dont elle est issue. « J’avais la volonté d’en faire une héroïne », dit-elle. Drôle, grave, généreuse, furieuse, insolente, prolo, glamour… Mission accomplie.
– Marie-Noëlle Tranchant, Figaroscope