OTTAWA’S CINEMA FOR INTERNATIONAL AND INDEPENDENT MOVIES

Amour

Must-See Mongrel Media series! Celebrating 25 years of great movies from Canada’s top indie distributor

Cinema feeds on stories of love and death, but how often do filmmakers really offer new or challenging perspectives on either?

One of the posters for AmourMichael Haneke (Caché, The White Ribbon) offers an intimate, brave and devastating portrait of an elderly Parisian couple, Anne (Emmanuelle Riva) and Georges (Jean-Louis Trintignant), facing up to a sudden turn in their lives. Haneke erects four walls to keep out the rest of the world, containing his drama almost entirely within one apartment over some weeks and months. The only place we see this couple outside their flat is in the audience of a theatre, framed from the stage. Haneke reverses the perspective for the rest of the film. The couple’s flat becomes a theatre for their stories: past, present and future.

He asks hard questions: what do love and companionship mean when one half of a couple is facing the end? How can we cope? What’s the right way to behave? Can anyone else understand what you’re going through? What role, if any, do kindness and compassion play? And what do those words even mean in extreme circumstances?

Haneke rejects the idea of death as a communal experience and presents the slow act of dying as intensely isolating. Georges and Anne’s daughter (Isabelle Huppert) and son-in-law (William Shimell) come to visit, but their own feelings and experiences are less and less connected to what’s happening in this apartment. Death creates a fortress, and it feels piercingly true.

Haneke presents the stark realities of sickness, but his aim is not solely to present a realistic portrait of the end;  he wants to explore the emotions and instincts felt by this couple – pride, despair, impending loss, empathy and its limits. There are strong feelings at play, but there’s also an intense pragmatism afoot. Georges has made a pledge to honour Anne’s request: ‘Please never take me back to the hospital… Promise… Promise me.’ Among so many other things, this is a film about loyalty and being true to your word. Amour is a staggering, highly intelligent and astonishingly performed work. It’s a masterpiece.

– Dave Calhoun, Time Out


Il est des films plus attendus que d’autres. Le nouveau titre d’anciennes Palmes d’or, entre autres. Celui de Michael Haneke en particulier. Déjà palmé à Cannes en 2009 pour le film autrichien Le Ruban blanc, ce chouchou de la critique nous revient cette année avec un film français, Amour. L’explosion d’une porte d’appartement par la police au cours du premier plan suffit à nous faire comprendre que l’issue de l’histoire ne saurait être joyeuse, ce qui n’étonnera guère venant de l’auteur. D’autant plus que, magie des vrais artistes, il est évident, dès la séquence suivante, que nous effectuons là un retour vers le passé et que ce qui précédait à l’écran devrait, en toute logique, être une conclusion. Ce sera le cas, ou presque.

Another poster for AmourNous voici donc dans ce que la langue anglaise désigne sous le nom de « conversation piece ». Le décor est et demeurera unique, un vaste appartement parisien de bourgeois cultivés et cossus, qui s’avéreront avoir un passé musical, pianistique même si l’on veut évoquer une autre œuvre d’Haneke. L’amour promis par le titre est toujours là, mais l’âge est venu. Lui est joué, magnifiquement, par Jean-Louis Trintignant, échappé à son confinement pour l’occasion et qui fournit tout ce qu’on peut attendre d’un acteur de son rang. Elle, c’est Emmanuelle Riva, tout autant bouleversante dans ce rôle, digne parachèvement d’une carrière.

L’âge est venu, disions-nous. Nous ne verrons qu’eux, à part un emploi secondaire, celui de leur fille, femme plus poussée sur les placements et autres investissements que sur la piété filiale, encore que celle-ci ne soit pas totalement absente, vu ses visites. Isabelle Huppert se coule dans le rôle avec l’élégance qu’elle a toujours apportée au cinéaste. Pour le reste, on ne trouve que quelques utilités comme un concierge affable, un ancien élève qui aide à mettre en valeur ce qu’ont pu représenter leurs professeurs ou des membres du corps médical, davantage traités en sfumato que directement.

L’âge est venu, disions-nous, avec son cortège de déliquescences irréversibles. Surtout pour elle, qui va être victime d’une attaque, puis d’une autre, au point de rendre insupportable la dépendance qui en découle. Lui fait face avec dignité, mais le réconfort est sans vrais moyens par rapport à la douleur. Le drame, aussi simple et humain qu’il a pu être torturé et biaisé dans d’autres films d’Haneke, touche au plus profond de l’intime.

– Jean Roy, L’Humanité
 

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