OTTAWA’S CINEMA FOR INTERNATIONAL AND INDEPENDENT MOVIES

Grâce à Dieu

(By The Grace Of God)

With his drama By The Grace Of God, director François Ozon is on a mission – charting the formation of a survivors’ group called La Parole libérée (known in English as ‘Lift the Burden of Silence’) in response to decades-long paedophile abuses by Father Bernard Preynat and the inadequate response of the Catholic hierarchy of Lyon.

The story begins in 2014, when Alexandre (Melvil Poupaud), a lawyer and Catholic family man learns that Father Preynat (Bernard Verley), who abused him during his childhood, is back in Lyon, and still being allowed to work with children. He notifies Cardinal Barbarin (François Marthouret), but it becomes clear that the Church does not intend to defrock Preynat, only to get him to ask forgiveness.

Poster for the scandal drama Grâce à Dieu (By The Grace Of God)Alexandre is determined to take things further, as are other victims of Preynat. One is François (Denis Ménochet) who begins an online campaign; another is Emmanuel (Swann Arlaud), a young man whose memories of his ordeals trigger seizures.

One of the film’s major assets is its tri-partite structure, shifting the narrative focus from Alexandre to François to Emmanuel. The quality of the acting is authoritative throughout, both from the leads (notably up-and-comer Arlaud) and from the supporting cast, including Marthouret, whose Cardinal continually soft-soaps the accusers with reassuring but empty rhetoric.

Superbly acted and highly controlled, the film deserves plaudits for its integrity and timeliness in bringing this case, and the question of priests’ abuse in general, into the spotlight.

– Jonathan Romney, Screen International

 


À Lyon, Alexandre (Melvil Poupaud), marié et père de cinq enfants, est un catholique pratiquant. Un jour, à l’église, il reconnaît le visage d’un prêtre. Il s’agit du père Preynat qui a abusé de lui alors qu’il était scout. Par peur que le prêtre continue ses actes de pédophilie, Alexandre porte plainte. Entretiens, correspondance par courriel, il entre en guerre et découvre qu’il n’est pas la seule victime du prêtre prédateur. Pendant deux décennies, soixante-dix scouts ont été violentés sexuellement dans sa paroisse.

Fortement inspiré de l’affaire Preynat, du nom de ce prêtre mis en examen pour agressions sexuelles en 2016, et dont le procès devrait se tenir cette année, le nouveau film de François Ozon est troublant de réalisme. Et on aime sa construction en trois parties retraçant le parcours de trois victimes. Si Alexandre est le premier à tirer la sonnette d’alarme, deux autres suivent : François (Denis Ménochet) et Emmanuel (Swann Arlaud). Ces hommes blessés, meurtris dans leurs corps, ont tenté d’oublier. En vain. La blessure est toujours là. Chez Emmanuel, elle est la plus béante. Incapable de gérer ses émotions, c’est un être brisé qui s’effondre dès qu’on aborde le passé.

Avec Grâce à Dieu, François Ozon signe sans doute l’un de ses meilleurs films. Si la forme est plutôt classique avec quelques scènes clins d’oeil au cinéma de Chabrol, le fond, en revanche, est 100 % Ozon. On retrouve ses thèmes de prédilection : la sexualité crue qui pourrit les relations, la destruction de la famille, le deuil, un crime qui réveille les bourgeois endormis. Le tout teinté d’un goût du risque certain : le réalisateur aborde un sujet délicat avec mordant, sans avoir peur de montrer les traumatismes de ses personnages.

Melvil Poupaud, Denis Ménochet et Swann Arlaud interprètent avec superbe ces héros ordinaires qui brisent le silence. Un film engagé et brillant.

– Françoise Delbecq, Elle

Another U7 Solutions - Web-based solutions to everyday business problems. solution.