OTTAWA’S CINEMA FOR INTERNATIONAL AND INDEPENDENT MOVIES

Haute Cuisine

(Les Saveurs du palais)

He runs the country. She runs the kitchen. Together, they serve with excellence.

Poster art for Haute Cuisine

For a sumptuous experience sure to whet any cinematic appetite, there’s no better place than the Elysée Palace to sample the culinary delights of France. Haute Cuisine, based on the real-life story of the personal chef to former French President François Mitterrand in the late 1980s, takes the viewer on a foodlover’s holiday through the most mouthwatering creations imaginable.

Catherine Frot plays Hortense, a provincial chef and restaurant owner who is plucked from obscurity to become the personal cook for M. le Président, who has a craving for the traditional regional dishes of his youth. The only problem is that, for health reasons, the President’s doctor has put the world leader on a strict diet (mon dieu!), which eliminates the heavy creams, sauces, and spices that the President craves. (In a bit of devilishly ironic casting, the portly President is played here by journalist Jean d’Ormesson, best known to French audiences for being one of Mitterrand’s staunchest critics during his presidency.)

As the rustic Hortense tries to fit in with the palace’s urbane staff – including her pastry-cook assistant Nicolas (Arthur Dupont) – and chafes against the bureaucracy and casual sexism she faces each day, director Christian Vincent lets his roving camera linger over the chef’s delectable creations, described in minute detail and conjured by her staff with utmost care. Be sure not to watch it on an empty stomach.

–  Seattle International Film Festival


Menant une vie tranquille dans le Périgord, Hortense Laborie est recrutée par l’Elysée pour être la cuisinière privée du président. Le rôle n’est pas simple à tenir: sa cuisine authentique déplaît aussi violemment au chef des cuisines officielles que les mains féminines de au-dessus des assiettes présidentielles. Seul le président lui-même, entraperçu entre deux portes, semble s’intéresser vraiment à son travail : mais il n’est pas aisé de se satisfaire d’un sourire entre deux portes.

Avec Hortense Laborie, Catherine Frot rajoute à sa palette un personnage loin d’être simple : on est surpris, tant on s’attache aisément au cliché de la cuisinière bonhomme au sourire aussi large que celui d’un croissant, de la trouver d’abord peu sympathique. Ses souvenirs de l’Elysée se croisent avec la mission qu’elle termine en Antarctique : de l’un à l’autre, la même rudesse du verbe, le même malaise devant les politesses apprises, les projecteurs, l’image. C’est au-dessus des fourneaux qu’elle s’anime : sans ivresse aucune, des mots pas plus que du geste, mais l’élégance d’un vrai bonheur.

Face à elle, un acteur débutant : Jean d’Ormesson, qui fait ses premières armes avec un plaisir plus manifeste encore que son application. Son président est un mystère : seule la lumière voulue par ses fonctions le touche. Le reste : la petite histoire, les ragots, le scandale, tout cela lui est étranger. Sa dignité d’homme est la plus haute exigence de son titre. De l’individu, il ne montre que ce qu’un amour partagé des belles saveurs l’autorise à dévoiler simplement.

Balayant d’un revers de main toutes les facilités auxquelles on était tenté de s’attendre (la guerre des chefs - si chère à la télé-réalité, l’idylle interdite entre le président et la cuisinière, les crises d’hystérie de la femme opprimée...), Les Saveurs du palais défend avec vigueur et légèreté un art de vivre à la française qui excède largement les limites religieusement posées du génie culinaire.

– Noémie Luciani, Le Monde
 

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