OTTAWA’S CINEMA FOR INTERNATIONAL AND INDEPENDENT MOVIES

Les Amours imaginaires

(Heartbeats)

From the director of J'ai tué ma mère.

Les Amours imaginaires (Heartbeats) poster artXavier Dolan’s follow-up to his precocious Cannes sensation, J’ai tué ma mère, is a stylish tale of unrequited romance and beautiful cheekbones. Dolan plays the role of Francis, a sweet young gay man whose best friend is the bookish, acerbic Marie (Monia Chokri), who devotes herself to dressing like Audrey Hepburn. They both meet the Adonis-like Nicholas (Niels Schneider) at a party and share a crush on the young man. Nicholas, charismatic and gracious, keeps them both in a tizzy, though his own motivations remain obscure. Faux-documentary interviews with various young folk reveal other romantic miscues. Filled with slo-mo, fantasy scenes and lushly saturated images reminiscent of Pedro Almodovar and Wong Kar-wai, Heartbeats is a prettily wrapped if modest cadeau from a 22-year-old writer-director who continues to expand his palette as a filmmaker.

– Liam Lacey, The Globe And Mail

Une chronique pop tournée dans l’urgence dont la forme prend le pas sur le fond, les personnages préférant se suspendre dans le vide plutôt que d’échanger – ou vivre – de vraies choses. La démesure du fantasme est ainsi magnifiée par de multiples effets de caméra, des ralentis, des cadres savamment composés. Bref, tout est ici conçu pour souligner le contraste entre l’être et le paraître. Cette dichotomie entre le rêve et la réalité est d’ailleurs soulignée par l’insertion de témoignages – aussi drôles que grinçants – d’individus déçus de l’amour y allant de leurs confidences.

De jeunes adultes. Marie (Monia Chokri, une révélation) et Francis (Xavier Dolan) sont de grands amis. Elle est straight; lui, gai. On ne sait trop ce qui scelle leur amitié de façon aussi solide, mais ces deux êtres partagent visiblement une grande complicité. Laquelle sera remise en cause le jour où, au cours d’un dîner, ils font la rencontre de Nicolas (Niels Schneider). Ce jeune éphèbe tout droit sorti d’un film de Visconti ou de Pasolini leur chavire instantanément les sens à tous les deux. La chanson qu’a choisie l’auteur cinéaste pour ponctuer leur rencontre – la sublime ‘Le temps est bon’, tirée du film Les mâles de Gilles Carle – suggère alors la prémisse d’un triangle amoureux. Mais il n’en sera rien. Nicolas se cloîtrera dans l’angle manquant, bien que s’amusant parfois à laisser croire le contraire avec l’une ou avec l’autre. On passe de triangle à duel. Féroce au point de menacer l’amitié des duellistes…

– Marc-André Lussier, La Presse

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