OTTAWA’S CINEMA FOR INTERNATIONAL AND INDEPENDENT MOVIES

The lights will come on again!

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The ByTowne is now closed. But there's good news!

After the pandemic has been brought under control,
new management will take over the space and the ByTowne will re-open.

It may take a while for pandemic restrictions to be eased enough
that a feasible number of patrons can be allowed to watch a movie again,
but the new owners are working towards that day.

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Mommy

Best of the ByTowne!

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ByTowne audiences strongly support Quebec directors, including wunderkind Xavier Dolan!


There are all kinds of great movies, but there are some that give you a certain extra-special charge. It’s what the critic David Thomson described as ‘a kind of passionate involvement with both the story and the making of a film, so that I was simultaneously moved by the enactment onscreen and by discovering that a new director had made the medium alive and dangerous again.’ To no one’s greater surprise than my own, I felt that sensation at Xavier Dolan’s Mommy.

Poster art for MommyWe critics always have various skeletons lurking in our closets, and one of mine is that, over the past five years, I have somehow managed to miss all five features directed by this 25-year-old French-Canadian wunderkind. Finally catching up with his latest, I was simply bowled over by its depiction of a harried single mother, Diane ‘Die’ Despres (the extraordinary Anne Dorval); her emotionally troubled teenage son, Steve (superb newcomer Antoine Olivier Pilon); and the odd friendship they develop with a shy, withdrawn neighbour, Kyla (Suzanne Clement).

Dolan has been nothing if not a divisive figure on the festival circuit, at least partly due to his youth, his habit of casting himself in the lead roles of his films, and his brash, attention-getting fashion sense. But it is impossible to look at any five-minute stretch of Mommy and not acknowledge that Dolan knows an enormous amount about cinema. He’s a rapturous image-maker, with a keen sense of framing (here in the unusually narrow 1:1 aspect ratio, which might have seemed like a cheap visual stunt, but doesn’t), colour and, most importantly, the precise emotional distance the camera should be from its subject at any given moment. Even more excitingly, he thinks in terms of long sequences that build slowly and precisely in intensity and then just as carefully wind back down – including one, late in the film, that’s almost a direct lift from Spike Lee’s 25th Hour, but so brilliantly executed that no one is going to press any charges.

By the end, I felt I had lived alongside these characters, walked their neighborhood streets, breathed their stifling suburban air, shared in their longing for escape. When I get back home, I look forward to finally seeing Dolan’s previous films. Most of all, I can’t wait to see Mommy again.

– Scott Foundas, Variety


A scene from Xavier Dolan's MommyLa toute première fois où on la voit dans Mommy, Diane («Die» pour les intimes) a déjà la tête ailleurs, perdue dans ses rêveries. Deux heures plus tard, peu avant qu’on la quitte, elle ne pourra s’empêcher d’imaginer « ce qui aurait pu être ».

Entre ces deux points d’orgue, la jeune veuve vivra une relation aussi intense que passionnée avec Steve, son fils ado TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité). En racontant leur histoire, dans laquelle viendra s’insérer un troisième personnage plus énigmatique, mais tout aussi fondamental, Xavier Dolan nous propose son film le plus poignant.

La performance époustouflante d’Anne Dorval dans le rôle de la mère reste sans doute la plus spectaculaire, mais il convient de souligner aussi celle, saisissante, d’Antoine Olivier Pilon. Le jeune acteur demeure toujours très juste, même si le personnage, excessif, exige de toujours enfoncer la pédale dans le tapis. De son côté, Suzanne Clément étonne dans le rôle d’une voisine bègue un peu mystérieuse, qui se liera d’amitié avec Diane et s’occupera aussi parfois des études du fils. Les relations entre ces trois poqués de la vie tisseront le fil d’épisodes parfois glorieux et libérateurs, mais le caractère impulsif et violent de Steve donnera aussi lieu à de nombreuses confrontations très dramatiques.

Le propos, inspiré d’une vague histoire étrangère où l’on évoquait le droit qu’ont des parents dépassés de confier leur enfant « à problèmes » à l’État, est d’abord déchirant. Grâce à son sens des dialogues et de la réplique assassine, Dolan circonscrit immédiatement l’enjeu de cette histoire filiale, dont la nature est quand même différente de celle de J’ai tué ma mère.

Le cinquième long métrage de Xavier Dolan est bien évidemment parsemé de scènes très fortes, que l’auteur-cinéaste, qui ne s’est confié cette fois aucun rôle devant la caméra, pousse jusqu’au bout de leur intensité dramatique. La langue y est très crue, et l’expression, pour le moins colorée. L’écran carré – pour lequel un moment d’adaptation est requis – permet également au cinéaste de mettre vraiment les comédiens en valeur.

Mommy est aussi un film très stylisé, tant sur le plan des images (signées André Turpin) que sur celui de la réalisation. Dolan sait utiliser ses effets de façon inventive et pertinente. Fidèle à son habitude, le cinéaste ne craint pas non plus les élans romanesques et les soupçons de lyrisme.

Si le dernier acte – puissant sur le plan dramatique – s’étire un peu, il reste que Mommy est le plus maîtrisé des films « pur style » Dolan.

Un deuxième visionnement, quatre mois après la folie cannoise, a confirmé notre première impression: Mommy est un film magnifique.

– Marc-André Lussier, La Presse
 

 

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