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Pupille

(In Safe Hands)

The delicate and emotionally precarious path of a newborn put up for adoption is the subject of writer-director Jeanne Herry’s César-nominated feature, In Safe Hands (Pupille), which follows Pupille posterseveral adults and one bright-eyed baby boy from his birth to the moment he finally lands a home.

Doctors, nurses, social workers, psychiatrists and potential parents all come into play as we follow the child – who’s temporarily named Théo – over a three-month period, during which he first lands in the very safe hands of a burly social worker named Jean (Gilles Lellouche). Other helpers include Theo’s concerned caseworker Karine (Sandrine Kiberlain); another caseworker, Lydie (Olivia Cote), who’s been tasked to find him a family; and a third one, Mathilde (Clothilde Mollet), who handled Theo’s transfer from his 21-year-old birth mother (Leila Muse) to the French social system.

Herry clearly did her research here, and there are many scenes that border on non-fiction as we sit in on discussions between caregivers trying to decide what’s best for the ‘pupil’, which is how such children are referred to by the state.

The film also covers the private lives of Jean and Karine, who may have a thing for each other, and the backstory of an adoptive parent named Alice (Élodie Bouchez), who turns out to be the best candidate to bring Théo into her home. The performances are good, with Kiberlain providing a bit of comic relief and Lellouche showing his sensitive side, but it’s Théo’s journey into Alice’s arms that is the heart of this humane, realistic drama.

– Jordan Mintzer, The Hollywood Reporter


Théo, né sous X, est confié à l’adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. Alice, 41 ans, attend depuis dix ans, et nombre de démarches, de devenir mère adoptante. Pupille est l’histoire de leurs trajets respectifs vers leur rencontre, acmé bouleversante permise par une chaîne de travailleurs sociaux dévoués : trois mois de suspense psychologique, tendu. A partir d’un long travail de documentation, et grâce à une savante construction scénaristique, Jeanne Herry (Elle l’adore) tisse un thriller affectif, où chaque regard devient vital pour Théo, et où chaque mot soutient Alice dans sa démarche.

Il y a d’abord cette « recueillante », si douce et pédagogue, qui aide la mère biologique dans sa décision, puis chaque maillon des services de l’aide sociale à l’enfance et de l’adoption, attentif à ce qu’un lien, neuf, naisse. Jeanne Herry rend un bel hommage à ces fonctionnaires qui négligent leur propre vie, l’une cachant sa grossesse (Olivia Côté, magnifique) pour ne pas blesser ses interlocuteurs privés d’enfants, l’autre se gavant de bonbons pour continuer de croire à la douceur des choses (Sandrine Kiberlain, délicate). Le romanesque s’engouffre partout : dans une chambre d’hôpital, un bureau d’administration, jusqu’à la maison de cet accueillant qui veille sur ce bébé en attendant qu’il trouve une nouvelle maman. Dans ce rôle-là, Gilles Lellouche, tout en humanité, apporte une chaleur tendre et inquiète quand, soudain, le petit Théo semble souffrir d’un trouble de l’attachement. Et puis il y a Elodie Bouchez, dont la voix claire, puis tremblante de dépit ou de bonheur, restitue, à elle seule, le difficile et lumineux chemin d’une adoption. Pupille offre, entre autres, cette émotion-là : la renaissance d’une grande actrice.

– Guillemette Odicino, Télérama

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