OTTAWA’S CINEMA FOR INTERNATIONAL AND INDEPENDENT MOVIES

The Concert

(Le Concert)

The Concert poster artIt’s a wonder that the fall of communism hasn’t spawned more lively black comedies like Goodbye Lenin! and Children Of The Revolution: The inherent chaos of an entire way of life collapsing is fertile ground for bitter humour, and the attempts to survive in the aftermath naturally spawn a need for laugh-so-you-don’t-cry catharsis. The French-Romanian co-production The Concert gives in to this dynamic, but takes it further. It acknowledges grief, horror, and loss, but never lets it get in the way of a big, bright laugh.

Aleksei Guskov stars as Andrei Filipov, a former Bolshoi superstar conductor removed from his position in 1980 for refusing to eject the orchestra’s Jewish musicians. Thirty hard-fought years of alcoholism, depression, and recovery later, he works as a janitor at the Bolshoi, which puts him in the perfect position to intercept a fax inviting the Bolshoi’s orchestra to come perform in Paris. Rounding up old friends – and an old enemy, Valeriy Barinov, the party apparatchik who cut his final concert short 30 years ago – Guskov sets out to create a group that can impersonate the Bolshoi, travel to Paris, and present the Tchaikovsky concert he never got to finish.

Director and co-writer Radu Mihaileanu (who left Nicolae Ceausescu’s Romania in 1980 and took up residence in France) piles on the complications: a Jewish father-son duo in the orchestra looking for business opportunities in Paris, a huge Gypsy family along for the ride, an orphaned French superstar violinist (Inglorious Basterds’ Mélanie Laurent) whose parentage is clearly a secret in Guskov’s keeping.

The first half of the film is a manic farce full of yelling and ridiculous comedy, as Barinov heaps vainglorious demands on the French, and Filipov tries to keep his makeshift orchestra from disintegrating into drunken revelry upon arrival in the west. But the second half finds a deeper drama and even a certain nostalgia for the communist era, as true-believer Barinov attempts to reignite communist fervor in Paris, and Filipov, also chasing a 30-year-old dream, comes to understand him a little better. The ending is so shamelessly corny that it’s clearly all a fantasy, as contrived and sentimental a miracle as the end of The Music Man, but far more triumphant. It’s a vindication for survivors of the Soviet system, and a promise, like any dark joke after tragedy, that as long as we can keep laughing, everything will eventually be okay. It’s a preposterous claim, but by never slowing down or blinking, Mihaileanu sells it for all it’s worth.

– Tasha Robinson, The A.V. Club


Le Concert nous embarque dans les bas quartiers de la Russie profonde, où la chaleur humaine s’allie à la misère quotidienne de ces personnes laissées de côté par la société. Il y a d’abord Andrei Filipov, l’un des plus grands chefs d’orchestres de l’histoire de l’Union Soviétique qui vit désormais pauvrement et ne subsiste que grâce à son emploi d’homme de ménage au sein du Bolchoï, établissement reconnu mondialement pour ses musiciens et dans lequel Andrei s’exerçait auparavant. Autour de lui, ses proches. Ceux-ci connaissent la même misère sociale et ne survivent que grâce à leur rêve de toujours : redevenir de grands musiciens non pas pour être connus mais simplement pour assouvir leur passion qui est leur unique raison de vivre.

Ce rêve redeviendra réalité le jour où Andrei Filipov intercepte par hasard un courrier français demandant au Bolchoï de venir faire une représentation au théâtre du Châtelet. Sans réfléchir plus de deux secondes, Andrei décide de sauter sur l’occasion et de partir à l’aventure avec ses amis de toujours.

Avec ce nouveau film, Radu Mihaileanu reprend des thèmes qui lui sont chers comme le voyage, l’amitié, la pauvreté et la tolérance. Car Le Concert, contrairement à ce que le titre en lui-même laissait présager, n’est pas un film sur la musique. Celle-ci est certes très présente mais elle sert uniquement de prétexte à ces thèmes récurrents chez Mihaileanu.

Chaque nouveau plan est une nouvelle occasion pour le réalisateur d’exposer son talent tant au niveau du cadrage très proche des protagonistes pour capter la moindre parcelle d’émotions qu’au niveau des dialogues. Ces derniers sont le véritable point fort du film. Pour un film français, on prend une véritable claque culturelle. La mentalité russe est décrite avec une justesse déroutante (les personnages débordent tous de gentillesse et sont attachants au plus haut point) et le passage d’une langue à l’autre est d’une fluidité à toute épreuve. Même les moins habitués aux sous-titres en ressortiront subjugués, noyés par cette histoire ficelée à la perfection qui ne dévoile rien jusqu’à la toute dernière seconde pour un final des plus spectaculaires.

– Le Blog du Cinéma

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